Communiqué de presse
Présentation de BioImpact.org 2007 - Les biotechnologies au service des patients et de la société Lyon, le 12 mars 2007 – A l’occasion de la conférence Biovision 2007 à Lyon, les partenaires du projet BioImpact.org, France Biotech, l’association française des entreprises de biotechnologie, à l’origine du projet, BIA, l’association britannique des bioindustries, Europabio, la fédération européenne des bioindustries, le Leem, les Entreprises du Médicament et le LIR, les Laboratoires Internationaux de Recherche, présentent la nouvelle version de www.bioimpact.org et de nouveaux résultats sur l’impact des biotechnologies dans le traitement de pathologies qui affectent lourdement des millions de patients à travers le monde : cancer du sein, maladies cardio-vasculaires, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et rhumatismes inflammatoires. Avec un site internet renouvelé, BioImpact.org offre au visiteur des témoignages de patients et une information basée sur les meilleures données scientifiques disponibles, présentée sous forme de fiches résumées simples et accessibles pour le non-spécialiste, de vidéos et de monographies détaillées comprenant toutes les références scientifiques. BioImpact.org s’adresse ainsi à ceux qui souhaitent en savoir plus sur les maladies et sur les traitements issus des biotechnologies associés, mais aussi mieux comprendre comment ces traitements sauvent des vies, aident les patients et sont utiles à notre société. Avec plus de 250 médicaments et vaccins déjà disponibles et plus de 400 produits thérapeutiques en développement en 2006, les biotechnologies ont un impact socio-économique majeur. La précédente édition de BioImpact.org avait déjà montré la valeur des médicaments découverts et développés par les sociétés bio-pharmaceutiques, en dévoilant les avancées majeures réalisées en termes de sécurité des produits, de réduction des effets indésirables, et de nouvelles stratégies thérapeutiques dans des domaines sans traitement ou à fort besoin médical non satisfait. La version BioImpact.org 2007 a été complétée avec des données épidémiologiques européennes exhaustives (incidence, prévalence et mortalité), des données de qualité de vie des patients, ainsi que des données économiques (coûts de la maladie et des biothérapies, rapport coût/efficacité et populations cibles). BioImpact.org 2007 aide à mieux comprendre comment les biotechnologies contribuent au progrès thérapeutique et à la santé publique, et souligne sa valeur ajoutée pour la société, en termes de santé publique et en termes économiques. Les biomédicaments et autres biotechnologies représentent une part importante et croissante des innovations dans le médicament (environ 40% des autorisations de mises sur le marché). Cependant, nombre de ces molécules ont vu le jour aux Etats-Unis. Afin de garantir le maintien de l’accès aux soins les plus innovants, les partenaires de BioImpact.org rappellent qu’il est vital de mettre en place un environnement optimal pour la découverte et le développement de ces médicaments en Europe.
Annexe 1 : Résumé de BioImpact.org 2007 Les biotechnologies contre les maladies cardio-vasculaires : les thrombolytiques Infarctus, accidents vasculaires cérébraux et embolies pulmonaires sont la première cause de décès et la première cause de handicap majeur et de pertes cognitives dans l’Union Européenne. Plus de 3 millions de nouveaux cas surviennent chaque année comme conséquence de la formation de caillots sanguins (thrombus). 700 000 personnes meurent chaque année d’insuffisance coronarienne et plus de 500 000 personnes décèdent suite à un accident vasculaire cérébral. Avant le développement des agents thrombolytiques, les accidents cardio-vasculaires liés aux thrombi étaient traités avec des agents anti-coagulants. Les anti-coagulants jouent un rôle préventif mais ont peu, ou pas de capacité à détruire le caillot sanguin une fois formé. Les thrombolytiques, développés par les chercheurs en biotechnologies pendant les années 1980, dissolvent un caillot sanguin rapidement et presque totalement. Lorsqu’ils sont administrés suffisamment rapidement après un accident vasculaire, ils réduisent le taux de mortalité dans l’infarctus du myocarde de près de 30%, et réduisent de 20% le déficit neurologique résultant d’un accident vasculaire cérébral ischémique. Le coût total de ces maladies (non comprises les embolies pulmonaires, coûts de santé et pertes de production comprises), a été estimé en 2003 à 78 milliards d’euros dans l’Union Européenne (4% des coûts de santé totaux). Les agents thrombolytiques constituent dans certains cas une alternative efficace à l’angioplastie coronaire et ont prouvé leur coût/efficacité. Les biotechnologies contre les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin : les anti-TNF alpha Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin sont le résultat d’une stimulation persistante et inappropriée de la muqueuse intestinale par le système immunitaire. On observe une inflammation de la paroi du tube digestif, de même que le développement d’ulcères. Ces maladies peuvent causer diarrhées, douleurs abdominales et crampes, sang dans les féces, fatigue, fièvre, perte de poids et déficience nutritionnelle. Dans l’Union Européenne, on dénombre 450 000 cas de maladie de Crohn et 450 à 900000 cas de rectocolite hémorragique. Le taux de mortalité est significativement plus élevé chez les patients atteints de la maladie de Crohn en comparaison avec le reste de la population ; la qualité de vie des patients est altérée dans toutes les catégories fonctionnelles. L’approche thérapeutique traditionnelle est basée sur l’utilisation de 5-ASA, d’agents immuno-suppresseurs et sur la chirurgie. La compréhension du rôle du TNF alpha (Tumour Necrosis Factor, une molécule produite par diverses cellules de notre corps) dans le processus inflammatoire des lésions intestinales chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin a permis de développer de nouveaux médicaments. Ces nouveaux agents biologiques, dont le rôle est d’inhiber le TNF alpha et d’empêcher qu’il n’agisse excessivement, ont montré des résultats spectaculaires. Le taux de réponse est supérieur à 60% pour les formes actives résistantes aux traitements conventionnels. Les coûts totaux pour ces maladies sont estimés entre 4,5 et 13,5 milliards d’euros dans l’Union Européenne. Les anti-TNF alpha permettent une réduction significative des coûts directs (la chirurgie représente 50% des coûts directs) et des coûts indirects (reprise du travail). Les biotechnologies au service des rhumatismes inflammatoires : les anti-TNF alpha La polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le rhumatisme psoriasique et l’arthrite rhumatoïde juvénile affectent 3 millions d’adultes et 50 000 enfants dans l’Union Européenne. On observe un excès de mortalité chez les adultes et les enfants. Environ 30% des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde souffrent de handicap, de léger à sérieux, au bout de 10 ans d’évolution. La principale conséquence est l’incapacité progressive à poursuivre une activité professionnelle. Trois inhibiteurs du TNF (l’infliximab, l’adalimumab et l’étanercept), développés grâce aux biotechnologies, améliorent les symptômes des rhumatismes inflammatoires, ralentissent la progression des dégâts articulaires et préservent la capacité des patients à mener une vie normale. Il existe d’autres bio-médicaments actifs (tels l’anakinra, le rituximab, l’abatacept), ainsi qu’un anticorps monoclonal en développement, le tocilizumab. Les coûts totaux pour ces maladies s’élèvent à 30 à 45 milliards d’euros dans l’Union Européenne. Les biothérapies permettent de réduire ces coûts, ce qui compense en partie leur prix élevé, et présentent un rapport coût/efficacité favorable. Les biotechnologies contre le cancer du sein : le trastuzumab - ta femmes en sont atteintes 1,5 millions de femmes sont atteintes de cancer du sein dans l’Union Européenne. Plus de 360 000 nouveaux cas apparaissent et 130 000 femmes en meurent chaque année. Le traitement conventionnel consiste en un traitement local en deux étapes (chirurgie suivie de radiothérapie) et en un traitement systémique (chimiothérapie et traitement hormonal) pour prévenir les métastases. Cette combinaison permet la guérison d’un grand nombre de cancers du sein, notamment si la tumeur est petite et locale, et si l’invasion est limitée. Les biotechnologies ont permis l’identification de marqueurs spécifiques (HER2) du cancer du sein et le développement de médicaments ciblant spécifiquement les cellules cancéreuses HER2+ : des anticorps monoclonaux qui n’attaquent que les cellules cancéreuses et ont des effets secondaires limités. Le trastuzumab (Herceptin®), utilisé depuis 1998, est indiqué dans environ un quart des cas de cancer du sein. Dans les phases précoces du cancer, et administré après chimiothérapie, il réduit le risque de rechute d’environ la moitié. Dans les cancers secondaires, le trastuzumab associé à une chimiothérapie est significativement supérieur à une chimiothérapie seule, et il prolonge la survie de 4 à 8 mois. Un autre médicament, le lapatinib (Tykerb®) est actuellement en cours d’enregistrement et pourrait être approuvé en 2007. Les coûts totaux pour le cancer du sein représentent 8 milliards d’euros dans l’Union Européenne (soit 15% des coûts totaux dans le cancer). L’efficacité du trastuzumab justifie son coût relativement élevé (20 000 par patient dans l’Union Européenne).
Présentation du Docteur Philippe Cramer, directeur scientifique du projet A propos des partenaires de BioImpact.org BIA BIA promeut les bénéfices des nouvelles technologies issues des biosciences sur la santé humaine, encourageant les succès commerciaux de l’industrie des biosciences avec une focalisation sur les entreprises émergentes et les intérêt associés que leur portent les sociétés avec lesquelles elles sont en affaires. BIA soutient ses membres à travers son action de lobbying auprès du gouvernement et du parlement britanniques, ainsi qu’auprès du parlement européen, à travers de l’information et des services de qualité, et en attirant du financement privé et public. www.bioindustry.org EUROPABIO EuropaBio, la fédération européenne des bioindustries, compte près de 80 membres directs au plan international, 12 membres associés et 5 bio-régions, ainsi que 24 associations de biotechnologies représentant 1 800 PME impliquées dans la recherche et le développement, l’expérimentation, la fabrication et la distribution de produits issus des biotechnologies. www.europabio.org FRANCE BIOTECH France Biotech est l’association française des entreprises de biotechnologie et de leurs partenaires. Sa mission est de contribuer à hisser l’industrie française des biotechnologies au rang de leader en Europe. France Biotech compte 150 adhérents. Les entreprises de biotechnologie, membres de l’association, regroupent la grande majorité des investissements, des employés et des produits innovants du secteur. www.france-biotech.org LEEM Le LEEM est l’association des entreprises du médicament. Le LEEM regroupe les entreprises opérant en France, qui réalisent 98,7% de l’activité du médicament en France. Le LEEM s’engage à représenter ses membres en facilitant les réunions et échanges entre eux et à élaborer et à faire respecter l’éthique de la profession. Le Comité Biotechnologies du Leem a été créé en mars 2004, pour fédérer les acteurs français des biotechnologies impliqués dans le médicament .www.leem.org LIR Le LIR est l’association internationale de laboratoires pharmaceutiques internationaux dont l’activité est centrée sur la recherche et le développement. Elle a été créée pour promouvoir le rôle de l’innovation dans l’amélioration de la santé publique, démontrer l’apport du médicament aussi bien aux niveaux thérapeutique qu’économique, faire comprendre la nécessité d’une politique du médicament qui tienne compte des enjeux industriels, de recherche, d’exportation et d’emploi des entreprises tout en conciliant l’intérêt des patients et l’équilibre financier de l’Assurance Maladie. www.lir.asso.fr Contacts presse Alize Public Relations – Caroline Carmagnol Tel: +33 (0)6 64 18 99 59 – Fax : + 33 (0)1 34 89 90 39 caroline.carmagnol@wanadoo.fr EuropaBio – Adeline Farrelly Tel: + 32 475 93 17 24 - Fax: +32 2 735 49 60 a.farrelly@europabio.org